homme a été testé positif au hantavirus et est actuellement soigné à l’Hôpital universitaire de Zurich. Ce cas isolé, détecté le 6 mai 2026, a suscité une vive attention des autorités sanitaires suisses. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) indique qu’il s’agit de la souche Andes, rare en Europe, et confirme l’absence de risque de transmission pour la population locale. Le patient, dont l’identité n’a pas été divulguée, aurait séjourné récemment en Amérique du Sud, zone endémique pour ce type de virus.

Un virus rare importé d’Amérique du Sud

Le hantavirus détecté chez ce patient appartient à la souche Andes, principalement présente en Argentine et au Chili. Contrairement aux souches européennes transmises par les rongeurs sauvages, cette variante peut se transmettre d’homme à homme par contact étroit avec les fluides corporels. Selon Le Temps, le patient aurait effectué un voyage dans cette région dans les semaines précédant son hospitalisation. L’OFSPprécise que les premiers symptômes, apparus début mai 2026, évoquaient une grippe sévère avant l’aggravation rapide de son état respiratoire.

Les autorités sanitaires helvétiques ont immédiatement activé un protocole de surveillance renforcée. « Aucune personne contact n’a développé de symptômes à ce stade », affirme un porte-parole de l’Hôpital universitaire de Zurichcité par RTS. Le patient est placé en isolement strict dans une unité de soins intensifs spécialisée.

Des symptômes grippaux pouvant devenir mortels

Le hantavirus provoque initialement des symptômes non spécifiques : fièvre élevée, douleurs musculaires, fatigue et maux de tête. Dans les cas graves, comme celui observé à Zurich, le virus évolue vers un syndrome pulmonaire caractérisé par une détresse respiratoire aiguë. Le taux de mortalité de la souche Andes atteint 30 à 40 % selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En Suisse, les cas de hantavirus restent exceptionnels. L’OFSP recense habituellement quelques infections annuelles liées aux souches européennes, transmises par l’inhalation de poussières contaminées par des excréments de mulots. « Ce cas importé ne modifie pas l’évaluation du risque pour la population suisse », souligne le communiqué officiel de l’OFSPconsulté par Swissinfo.

Une surveillance renforcée sans alarmisme

Les autorités sanitaires ont identifié et placé sous surveillance médicale les proches du patient et le personnel soignant ayant été en contact direct sans protection adaptée. « Les mesures d’hygiène standards et l’isolement du patient suffisent à contenir tout risque de propagation », explique le Dr. Thomas Zeltner, ancien directeur de l’OFSP, interrogé par Le Monde.

L’Hôpital universitaire de Zurich dispose d’une unité spécialisée dans les maladies infectieuses rares. Le patient bénéficie d’un traitement de soutien (oxygénation, assistance respiratoire) car il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral spécifique contre le hantavirus en Europe. Des essais thérapeutiques sont en cours en Amérique du Sud, mais leur disponibilité reste limitée.

Rappel des gestes de prévention pour les voyageurs

L’OFSP recommande aux voyageurs revenant de zones endémiques d’Amérique du Sud de consulter immédiatement un médecin en cas de fièvre inexpliquée dans les 6 semaines suivant leur retour. Les touristes sont invités à éviter les contacts avec les rongeurs et leurs déjections, et à privilégier les hébergements fermés et protégés.

Ce cas isolé intervient dans un contexte de vigilance accrue suite à plusieurs décès survenus sur un bateau de croisière en Amérique du Suddébut mai 2026, comme l’avait rapporté RTS. Toutefois, les autorités suisses insistent : « Il n’y a aucun lien épidémiologique entre ces événements et le cas zurichois ».

Plus d’informations sur https://blueradio.fr.

— Rédaction Blue Radio (Genève, Suisse) / Service Santé