L’enquête sur la mort de l’influenceuse Sonia Bellina a franchi une étape judiciaire décisive. Dix jours après la découverte du corps calciné de la jeune femme de 29 ans à Saint-Gilles, dans le Gard, le parquet de Nîmes a annoncé la mise en examen pour assassinat d’un homme de 32 ans. Déjà lourdement condamné par la justice par le passé et placé sous bracelet anti-rapprochement, le suspect conteste son implication dans le meurtre et s’est retranché derrière son droit au silence.
Un profil judiciaire lourd et une mesure de surveillance active
Le principal suspect, un individu de 32 ans domicilié dans le Gard, présente des antécédents judiciaires particulièrement chargés. Selon les précisions communiquées par la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, l’homme est connu de l’institution judiciaire depuis 2010. Son casier fait état de plusieurs condamnations antérieures pour des faits liés à des trafics de stupéfiants ainsi que pour des violences volontaires.
En décembre 2023, il avait notamment écopé d’une peine de prison mixte prononcée dans le département du Nord pour des violences conjugales. Au moment des faits, le mis en cause faisait l’objet d’un suivi judiciaire strict destiné à protéger son ancienne compagne et portait un bracelet électronique anti-rapprochement.
Dernier contact identifié avec la victime à Saint-Gilles
Les investigations menées par les gendarmes de la section de recherches de Nîmes ont permis de reconstituer les dernières heures de la jeune femme, dont le corps sans vie avait été retrouvé le 12 août 2026 au milieu des vignes de Saint-Gilles. Les données techniques et téléphoniques ont rapidement désigné le suspect de 32 ans comme étant le dernier contact direct de Sonia Bellina avant sa disparition dans la nuit du 11 au 12 août 2026.
Selon les éléments du parquet de Nîmes, leur rendez-vous s’est inscrit dans le cadre d’une prestation d’escort-girl tarifée. Lors de ses auditions en garde à vue, le trentenaire a reconnu avoir rencontré la jeune femme la nuit des faits ainsi que la veille. En revanche, il nie catégoriquement lui avoir ôté la vie et a refusé d’apporter tout éclaircissement supplémentaire aux enquêteurs, faisant valoir son droit au silence.
La qualification d’assassinat retenue par la justice
Face à la gravité des constatations et aux indices matériels rassemblés, le magistrat instructeur a retenu la qualification criminelle d’assassinat, impliquant la notion de préméditation. L’homme a été placé en détention provisoire. Un second suspect initialement interpellé lors du coup de filet a quant à lui été remis en liberté le jeudi 20 août 2026, aucun élément n’ayant établi sa participation aux faits.
L’avocat de la famille de la victime, Me Mourad Battikh, a rappelé l’immense douleur des proches, tout en dénonçant le cyberharcèlement et les commentaires haineux apparus sur les réseaux sociaux depuis le drame. Les investigations techniques se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes du décès.
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— Olivier Vizzari, rédaction Blue Radio (Nîmes, France) / Service Police-Justice
